Balcons de PPE : carbonatation du béton, étanchéité et carrelage — pourquoi l’expertise précède les travaux

Balcons de PPE : carbonatation du béton, étanchéité et carrelage — pourquoi l’expertise précède les travaux

Balcon d'immeuble en PPE avec béton éclaté et armature apparente sous le carrelage, canton de Vaud
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Balcons de PPE : carbonatation du béton, étanchéité et carrelage — pourquoi l'expertise précède les travaux.

Octobre 2026
9 min de lecture
Lausanne · Canton de Vaud

Le balcon est l'ouvrage le plus exposé d'un immeuble : gel, pluie, soleil, sel de déneigement, eau stagnante. Quand son carrelage se fissure ou que ses joints s'ouvrent, l'administrateur de PPE reçoit une demande de « refaire le carrelage ». Dans la majorité des cas que nous traitons, le carrelage n'est que le symptôme : le béton de la dalle est carbonaté, les armatures rouillent et l'étanchéité a cessé de fonctionner. Carreler par-dessus revient à poser un revêtement neuf sur un support condamné. Cet article, inspiré d'un dossier réel — un immeuble de trois étages, une administration de PPE, une expertise de carbonatation et un seul balcon finalement adjugé — explique pourquoi l'expertise précède les travaux, et comment elle sert l'assemblée des copropriétaires et leur administrateur.

Ce que les symptômes révèlent

Un balcon parle avant de céder. Chacun de ces signes, visible depuis le balcon lui-même ou depuis le dessous, correspond à un mécanisme précis :

  • Carrelage fissuré en ligne ou décollé par plaques — la dalle bouge, ou l'eau a pénétré sous le revêtement et le gel a fait le reste
  • Joints ciment ouverts, sautés, végétation dans les joints — l'eau entre à chaque pluie, l'étanchéité sous le carrelage est sollicitée en permanence
  • Efflorescences blanches sur le carrelage, les joints ou sous la dalle — des sels migrent avec l'eau à travers la chape et le béton, signe d'un cycle humidification-séchage permanent
  • Traces de rouille, éclats de béton sous la dalle, armature apparente — la corrosion des aciers a commencé ; le béton d'enrobage éclate sous la pression de la rouille
  • Garde-corps qui rouille au pied des montants — l'eau stagne au scellement, la fixation se dégrade dans le béton
  • Eau qui stagne ou coule du mauvais côté — pente inexistante ou inversée, souvent après un carrelage posé sans reprise de pente

Carbonatation du béton : ce que c'est, et pourquoi elle condamne un balcon si on carrelle par-dessus

Le béton neuf est très basique, et c'est cette basicité qui protège les armatures en acier de la corrosion. Avec les années, le dioxyde de carbone de l'air pénètre dans le béton et neutralise progressivement cette protection, depuis la surface vers l'intérieur : c'est la carbonatation. Elle est invisible, lente, et inoffensive tant qu'elle n'atteint pas les aciers. Le jour où le front de carbonatation dépasse l'épaisseur d'enrobage des armatures — souvent faible sur les balcons d'avant les années 1990 —, l'acier n'est plus protégé. Dès qu'il reçoit de l'eau et de l'oxygène, il rouille, gonfle, et fait éclater le béton qui le recouvre.

Un balcon est le cas idéal pour ce mécanisme : dalle mince, exposée sur ses deux faces, arrosée en permanence par une étanchéité défaillante. Poser un carrelage neuf dessus ne change rien au béton : la corrosion continue dessous, le carrelage se fissure à nouveau en quelques saisons, et la PPE aura payé deux fois. La seule réponse est de traiter le béton — purger les zones dégradées, passiver les aciers, reconstituer l'enrobage — avant de reconstruire l'étanchéité et le revêtement. C'est un travail de maçonnerie et d'étanchéité autant que de carrelage.

Parties communes ou privatives ?

C'est la question qui bloque les assemblées. Un balcon est à l'usage exclusif d'un copropriétaire, mais sa structure appartient à tous. La répartition usuelle est la suivante, sous réserve du règlement d'administration et d'utilisation de la PPE, qui prime :

Élément du balcon Nature usuelle Conséquence
Dalle en béton, armatures, porte-à-faux Partie commune Réparation à la charge de la communauté, décision en assemblée
Étanchéité et pente Partie commune Elles protègent la structure : communauté
Garde-corps et scellements Partie commune Élément de sécurité et de façade : communauté
Carrelage de sol du balcon Selon règlement Souvent privatif ; mais s'il doit être déposé pour réparer la dalle, la question se traite dans le même dossier
Façade, sous-face de la dalle Partie commune Les éclats de béton visibles du dessous relèvent de la communauté

Dans le dossier qui a inspiré cet article, deux copropriétaires supplémentaires s'étaient annoncés après l'expertise du premier balcon. Leurs désordres concernaient uniquement le carrelage de sol, à la charge de chaque propriétaire selon le règlement, et non la dalle ni les garde-corps. L'assemblée a donc adjugé un seul balcon au titre des parties communes. Sans expertise, les trois auraient été traités de la même manière, à tort.

L'expertise avant travaux : contenu, mandant et usage en assemblée

L'expertise est commandée par l'administrateur, sur mandat de l'assemblée ou du comité, et porte sur un ou plusieurs balcons représentatifs. Elle comprend :

  1. Un relevé visuel photographié de chaque face du balcon : dessus, dessous, nez de dalle, scellements du garde-corps
  2. Des sondages : ouverture ponctuelle du carrelage et de la chape pour voir l'état de l'étanchéité et du béton
  3. La mesure de la profondeur de carbonatation, par test à l'indicateur coloré sur une cassure fraîche, comparée à l'épaisseur d'enrobage des armatures
  4. Le contrôle de la pente et de l'évacuation des eaux
  5. Un diagnostic et des recommandations : carrelage seul, étanchéité, reprise du béton, et dans quel ordre

Pour l'administrateur, ce rapport est l'outil de l'assemblée : il distingue ce qui relève des parties communes de ce qui est privatif, il justifie la dépense auprès des copropriétaires qui n'ont pas de balcon dégradé, et il permet de voter une solution plutôt qu'une discussion. Nous le rédigeons pour être lu par des non-techniciens.

La remise en état, dans l'ordre

Une fois l'expertise validée, la remise en état d'un balcon suit toujours la même séquence, chaque étape conditionnant la suivante :

  1. Dépose du carrelage, de la chape et de l'ancienne étanchéité jusqu'au béton, avec protection de la façade et de la sous-face
  2. Reprise du béton : purge des zones carbonatées et éclatées, traitement et passivation des aciers, reconstitution de l'enrobage au mortier de réparation
  3. Forme de pente vers l'évacuation, pour que l'eau ne stagne jamais contre la façade ni au pied du garde-corps
  4. Étanchéité conforme à la norme SIA 271, remontée en plinthe contre la façade et traitée au seuil de la porte-fenêtre et aux scellements
  5. Carrelage extérieur en grès cérame pleine masse, antigel, antidérapant R11, posé en double encollage sans vide, avec joints de dilatation et profil de nez de dalle — le choix du matériau est détaillé dans notre article grès cérame ou pierre naturelle
  6. Joints et finitions : joints ciment adaptés à l'extérieur, joints souples en périphérie, contrôle de l'écoulement à l'eau avant réception

Un balcon mal préparé est un balcon à refaire : la qualité du support décide de la tenue du carrelage, comme nous l'expliquons dans notre article sur la préparation du support.

Conseil aux gérances

Un balcon dont la sous-face montre des éclats de béton et des aciers apparents est aussi une question de sécurité : les morceaux tombent sur le balcon du dessous ou dans le jardin. Faites sécuriser la zone et expertiser sans attendre l'assemblée ordinaire ; le règlement prévoit en général les mesures urgentes.

Grouper les balcons d'un immeuble : avantages et conditions

Lorsque plusieurs balcons présentent les mêmes désordres — ce qui est fréquent, puisqu'ils ont le même âge et la même exposition —, les traiter ensemble a des avantages concrets : un seul échafaudage ou une seule nacelle, un seul chantier de dépose, une teinte de carrelage et un profil de nez de dalle identiques sur toute la façade, et une seule réception d'ouvrage. Les conditions pour que cela fonctionne : une expertise qui confirme que les balcons relèvent bien du même problème, un vote de l'assemblée sur un périmètre clair, et un planning qui tient compte des saisons, l'étanchéité et le carrelage extérieur ne se posant ni par gel ni par forte chaleur. Dans le dossier évoqué plus haut, le périmètre s'est réduit après expertise à un seul balcon : c'est précisément le rôle de l'expertise de dire lesquels.

Notre engagement envers les PPE et leurs administrateurs

  • Une expertise écrite et photographiée, lisible en assemblée, qui distingue parties communes et privatives
  • Aucun carrelage posé sur un béton non traité — nous refusons le « simple recarrelage » d'un balcon carbonaté
  • Reprise du béton et étanchéité SIA 271 intégrées au même dossier, avec un interlocuteur unique
  • Un périmètre honnête : seuls les balcons qui le nécessitent, confirmés par sondage
  • Un dossier photo avant / pendant / après remis à l'administrateur pour les archives de la PPE
  • Technicien avec Maîtrise Fédérale et couverture RC entreprise sur l'ensemble des travaux

À retenir

  • Le carrelage est un symptôme : sur un balcon ancien, la dalle et l'étanchéité sont en cause avant le revêtement
  • La carbonatation supprime la protection des armatures ; carreler par-dessus ne l'arrête pas
  • Dalle, étanchéité, garde-corps sont des parties communes ; le carrelage de sol dépend du règlement de la PPE
  • L'expertise fixe le périmètre, justifie la dépense en assemblée et évite de traiter trois balcons quand un seul le nécessite
  • L'ordre des travaux est immuable : dépose, béton, pente, étanchéité SIA 271, carrelage R11 antigel, joints

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Amiante dans les anciens carrelages et colles : ce que la gérance doit savoir avant de rénover

Amiante dans les anciens carrelages et colles : ce que la gérance doit savoir avant de rénover

Diagnostiqueur en combinaison et masque inspectant la faïence d'une salle de bain des années 1970 avant rénovation, canton de Vaud
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Amiante dans les anciens carrelages et colles : ce que la gérance doit savoir avant de rénover.

Octobre 2026
8 min de lecture
Lausanne · Canton de Vaud

Dans un immeuble construit avant 1991, la question de l'amiante se pose avant chaque rénovation de salle de bain ou de cuisine — et presque toujours au mauvais moment, quand le carreleur est déjà planifié et que le locataire entre dans trois semaines. Ce n'est pas le carrelage lui-même qui est en cause le plus souvent, mais ce qu'il y a dessous : colles, ragréages, anciennes dalles vinyle. Cet article explique aux gérances vaudoises où l'amiante se cache, qui commande le diagnostic, et comment un résultat positif se gère sans bloquer le changement de locataire. Carrelage du Lac ne désamiante pas : nous planifions avec les entreprises reconnues, et nous posons après.

Pourquoi le sujet revient sur presque tous les immeubles d'avant 1991

L'amiante est interdit en Suisse depuis 1990. Tout bâtiment construit ou rénové avant cette date est présumé en contenir jusqu'à preuve du contraire, et c'est l'essentiel du parc locatif de Lausanne, Renens, Prilly, Vevey ou Morges. Dans les logements, les matériaux amiantés ne présentent en général aucun risque tant qu'ils restent en place et intacts. Le risque apparaît quand on les perce, les ponce, les casse ou les arrache — exactement ce que fait une rénovation de carrelage. C'est pourquoi la réglementation sur la protection des travailleurs impose d'identifier l'amiante avant les travaux, et pourquoi le canton de Vaud exige un diagnostic avant toute transformation d'un bâtiment d'avant 1991.

Où l'amiante se cache dans un sol ou un mur carrelé

  • Les colles de carrelage — en particulier les colles bitumineuses noires utilisées jusque dans les années 1980 pour le carrelage de sol et les plinthes. C'est le cas le plus fréquent dans les salles de bain et les cuisines.
  • Les ragréages et enduits de lissage — appliqués sur la chape avant la pose, invisibles tant que le carrelage est en place.
  • Les dalles vinyle sous le carrelage — de nombreux sols ont été carrelés directement sur d'anciennes dalles vinyle-amiante, elles-mêmes posées avec une colle amiantée. On les découvre à la dépose.
  • Les enduits et crépis muraux — sous la faïence d'une salle de bain, l'enduit de fond peut en contenir.
  • Les mastics et joints — anciens mastics de fenêtre, joints de dilatation, certains joints de carrelage.
  • Les panneaux et gaines — panneaux fibrociment derrière une baignoire, gaines techniques, tablettes de fenêtre.

Le carrelage céramique lui-même n'est pas amianté. Un sol qui ne sera ni percé ni déposé — par exemple en cas de pose sur l'ancien carrelage — n'expose personne. C'est un élément décisif dans le choix de la méthode.

Le diagnostic amiante avant travaux : obligation, mandant et moment

Le diagnostic est réalisé par un diagnostiqueur reconnu, qui prélève des échantillons sur les matériaux qui seront touchés par les travaux et les fait analyser en laboratoire. Il remet un rapport avec un plan de repérage : matériau, localisation, résultat, et recommandation de traitement. Trois points à retenir pour un gérant :

  • Qui le commande — le propriétaire, ou la gérance pour son compte. L'entreprise qui réalise les travaux doit disposer du résultat avant d'intervenir ; elle ne peut pas se substituer au diagnostic.
  • Quand — avant toute dépose, perçage ou ponçage dans un bâtiment d'avant 1991, donc avant d'établir le planning du chantier et non la veille de la démolition. Le diagnostic peut être réalisé en appartement occupé.
  • Sa portée — il couvre les matériaux visés par les travaux prévus. Un diagnostic fait pour une cuisine ne dit rien de la salle de bain : d'où l'intérêt d'un diagnostic d'immeuble, par type d'appartement, voir l'encadré ci-dessous.

Résultat positif : les trois scénarios

Un résultat positif n'arrête pas un projet. Il oriente la méthode. Selon le matériau concerné et son état, le diagnostiqueur et l'entreprise de désamiantage recommandent l'un de ces scénarios :

  1. Laisser en place et poser par-dessus — lorsque le matériau amianté est sous un carrelage stable et que celui-ci n'a pas besoin d'être déposé. Le nouveau carrelage se pose sur l'existant, sans perçage dans les couches concernées. Le matériau reste documenté dans le dossier de l'immeuble pour les travaux futurs. C'est le scénario le plus rapide et le plus fréquent pour un changement de locataire.
  2. Dépose par une entreprise de désamiantage reconnue — lorsque le carrelage doit être enlevé (support défaillant, changement de niveau, salle de bain complète). L'entreprise spécialisée confine la zone, dépose les matériaux, évacue les déchets selon la filière prévue, et libère la zone après contrôle. Le carreleur intervient ensuite.
  3. Traitement partiel — lorsque seules des zones précises sont touchées, par exemple le pourtour d'une baignoire ou un seuil : la dépose se limite à ces zones, selon une procédure adaptée au type de matériau et à la quantité. Le reste est laissé en place et documenté.

Le choix entre dépose et pose par-dessus dépend aussi de l'état du support, que nous évaluons avant de proposer une méthode — voir notre article sur la préparation du support.

L'impact sur le planning d'un changement de locataire

C'est la question que les gérants nous posent en premier. Les délais ci-dessous sont indicatifs, en jours, et dépendent de la disponibilité du diagnostiqueur et de l'entreprise de désamiantage ; ils s'ajoutent au planning carrelage habituel décrit dans notre article sur le changement de locataire.

Scénario Délai supplémentaire indicatif Ce qui le conditionne
Diagnostic avant travaux 5 à 10 jours ouvrés Prise de rendez-vous, prélèvements, analyse en laboratoire, rapport
Résultat négatif Aucun Le chantier carrelage démarre comme prévu
Positif — pose par-dessus Aucun ou 1 jour Vérification que le carrelage existant est stable et les hauteurs compatibles
Positif — traitement partiel 2 à 5 jours ouvrés Disponibilité de l'entreprise spécialisée, zone limitée
Positif — dépose complète d'une pièce 5 à 10 jours ouvrés Confinement, dépose, évacuation, contrôle de libération, puis carrelage
Conseil aux gérances

Archivez le diagnostic par immeuble, pas par appartement. Dans un immeuble des années 1960 à 1980, les salles de bain et cuisines ont été construites avec les mêmes matériaux à tous les étages. Un diagnostic réalisé sur deux ou trois appartements types, conservé dans le dossier de l'immeuble avec le plan de repérage, évite de recommencer à chaque changement de locataire et permet de planifier les rénovations avec le bon scénario dès le départ.

Comment Carrelage du Lac travaille avec les désamianteurs

Nous ne réalisons aucune dépose de matériau amianté : c'est le métier d'entreprises reconnues, avec leur personnel formé, leur matériel de confinement et leur filière d'élimination. Notre rôle est en amont et en aval. En amont, nous signalons à la gérance, dès la visite, tout indice qui justifie un diagnostic — colle noire visible sur une plinthe décollée, dalles vinyle apparentes sous un seuil, âge de l'immeuble — et nous proposons lorsque c'est possible une méthode sans dépose. En aval, nous intervenons dès la libération de la zone, avec un support propre et documenté, et nous reprenons le planning là où il s'est arrêté. Sur un changement de locataire, cette coordination se règle en un échange de dates entre les trois parties.

Notre engagement envers les gérances

  • Signalement systématique à la visite de tout indice qui justifie un diagnostic dans un bâtiment d'avant 1991
  • Aucune dépose ni perçage dans un matériau suspect sans résultat de diagnostic
  • Une méthode sans dépose proposée en priorité lorsque le support le permet
  • Coordination directe avec le diagnostiqueur et l'entreprise de désamiantage choisis par la gérance
  • Un planning actualisé transmis à la gérance à chaque étape, pour tenir la date d'entrée du locataire

À retenir

  • Avant 1991 : tout immeuble est présumé contenir de l'amiante, surtout dans les colles, ragréages et dalles vinyle sous le carrelage
  • Le diagnostic se commande par le propriétaire ou la gérance, avant le planning, par un diagnostiqueur reconnu
  • Un résultat positif ne bloque pas le projet : pose par-dessus, dépose par entreprise spécialisée ou traitement partiel
  • Le planning s'allonge de quelques jours à deux semaines selon le scénario, jamais indéfiniment
  • Un diagnostic par immeuble, archivé, évite de recommencer à chaque changement de locataire

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Carreaux qui sonnent creux ou décollés : réparation ponctuelle ou remplacement complet ?

Carreaux qui sonnent creux ou décollés : réparation ponctuelle ou remplacement complet ?

Carreleur sondant au maillet un carrelage de cuisine qui sonne creux dans un appartement locatif, Lausanne
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Gérances · Diagnostic

Carreaux qui sonnent creux ou décollés : réparation ponctuelle ou remplacement complet ?

Octobre 2026
7 min de lecture
Lausanne · Canton de Vaud

Un locataire signale que « le carrelage sonne creux » ou qu'un carreau bouge sous le pied. Le gérant doit répondre vite, sans dramatiser ni minimiser : un son creux n'est pas toujours une urgence, mais c'est toujours un signal. Il dit que le carreau n'adhère plus à son support, et la seule question qui compte est pourquoi. Selon la réponse, on remplace trois carreaux dans la journée ou on planifie la réfection d'une pièce. Voici comment nous posons ce diagnostic pour les gérances du canton de Vaud, et comment nous le justifions auprès du propriétaire.

Le diagnostic : ce que nous mesurons sur place

Le diagnostic d'un décollement se fait en quatre gestes, tous réalisables en appartement occupé, sans démontage :

  1. Le sondage au maillet — chaque carreau est frappé légèrement ; un carreau adhérent rend un son plein, un carreau décollé rend un son creux. On cartographie la pièce carreau par carreau.
  2. Le pourcentage de surface décollée — c'est le chiffre qui oriente la décision. Quelques carreaux isolés se réparent ; une proportion importante de la pièce, ou une zone qui s'étend d'une visite à l'autre, ne se répare pas durablement.
  3. La répartition — un décollement concentré autour d'un point d'eau n'a pas la même cause qu'un décollement en bande le long d'un mur ou en plein milieu d'une pièce de passage.
  4. La recherche de la cause — humidité mesurée dans les joints, présence ou absence de joints de dilatation, type de support, chauffage au sol, épaisseur de colle visible sur un carreau déposé.

Ce que nous ne faisons pas : recoller un carreau à l'aveugle. Un carreau remis sur une colle qui n'a jamais tenu, ou sur un support humide, se décollera à nouveau — et le gérant aura payé deux interventions.

Les quatre causes fréquentes dans les immeubles vaudois

  • Le support — chape fissurée, poussiéreuse ou mal préparée au moment de la pose, ancienne chape anhydrite non poncée, ragréage qui n'a pas adhéré. Le carrelage n'a jamais vraiment tenu ; il se décolle par plaques, souvent des années après. Notre article sur la préparation du support explique ce qu'une pose correcte exige.
  • La colle — simple encollage sur un grand format, colle inadaptée au support ou au chauffage au sol, temps ouvert dépassé à la pose : les carreaux sonnent creux par zones, sans humidité.
  • L'humidité — infiltration sous le carrelage d'une salle de bain, fuite d'un appareil, étanchéité absente ou rompue. Le décollement part d'un point d'eau et s'étend ; les joints sont souvent noircis. C'est le cas qui ne peut pas attendre.
  • Les mouvements du bâtiment — absence de joints de dilatation sur une grande surface, carrelage posé jusque dans les murs sans joint périphérique, variations thermiques d'un chauffage au sol : le carrelage se met en compression et se soulève, parfois avec un bruit sec.
Fenêtre critique

Un carreau cassé ou décollé au sol d'une salle de bain n'est pas un problème esthétique : chaque douche fait passer de l'eau dans le joint ouvert, jusque dans la chape et vers l'étage inférieur. Nous le traitons comme une infiltration possible, avec une intervention sous 48 heures, selon notre protocole dégâts d'eau.

Réparer ponctuellement : les conditions

La réparation ponctuelle — déposer les carreaux décollés, nettoyer le support, recoller, rejointoyer — est la bonne solution lorsque toutes ces conditions sont réunies :

  • Des carreaux de remplacement sont disponibles — réserve en cave, référence encore fabriquée, ou carreaux récupérés dans un placard ou derrière un appareil
  • Le support est sain — sec, cohésif, sans fissure active sous les carreaux déposés
  • La surface touchée est limitée — en pratique, en dessous de dix à quinze pour cent de la pièce, et sans progression d'une visite à l'autre
  • La cause est identifiée et traitée — un carreau recollé sur une fuite non réparée ne tient pas
  • Le raccord est acceptable — un carreau neuf de même référence a rarement exactement la teinte de carreaux posés il y a quinze ans ; en appartement locatif, c'est généralement accepté, en PPE il faut l'annoncer

Une réparation ponctuelle se réalise en un à deux jours, séchage de la colle et des joints compris, et le logement reste habitable.

Remplacer la pièce : quand la réparation ne tient plus

Il y a des situations où réparer revient à payer plusieurs fois pour le même problème. Nous recommandons le remplacement complet — de la pièce, pas forcément de l'appartement — dans quatre cas :

Situation Pourquoi la réparation ne suffit pas Solution adaptée
Décollement généralisé Le défaut de pose concerne toute la surface ; les carreaux « pleins » d'aujourd'hui sonneront creux demain Dépose complète ou pose sur l'existant si les carreaux restent stables en place
Humidité dans la chape Aucune colle ne tient sur un support humide ; la source doit être traitée et la chape séchée Dépose, séchage contrôlé, étanchéité, nouveau carrelage
Support défaillant Chape fissurée ou friable : le problème reviendra sous les carreaux voisins Reprise du support (ragréage, chape) avant toute pose
Référence introuvable Pas de carreau de remplacement, raccord impossible dans une pièce visible Remplacement de la pièce, en standardisant la référence pour l'immeuble

Lorsque les carreaux existants sont stables mais datés, ou que le décollement est limité à une zone que l'on peut consolider, la pose sur l'ancien carrelage permet de remplacer sans démolition, en quelques jours et sans gravats dans l'immeuble.

Le rapport photo transmis à la gérance et au propriétaire

Le gérant ne décide pas seul : il doit obtenir l'accord du propriétaire, parfois d'une assemblée de PPE, et répondre au locataire. Notre rapport est conçu pour ces trois lecteurs. Il contient le plan de sondage de la pièce (carreaux pleins / carreaux creux), les photos des désordres et des carreaux déposés, la cause retenue avec les éléments qui la justifient, et deux options chiffrées séparément lorsque les deux sont défendables : réparation ponctuelle et remplacement. Ainsi, le propriétaire choisit en connaissance de cause et la gérance n'a pas à revenir vers nous pour une deuxième offre. Le même rapport sert, à la sortie du locataire, à documenter ce qui relève du bâtiment — voir notre article sur l'état des lieux de sortie.

Les délais que nous tenons

24 h
Réponse au signalement de la gérance (jours ouvrés)
48 h
Sondage sur place et rapport photo, logement occupé ou vide
1–2 j
Réparation ponctuelle réalisée, joints compris

Notre engagement envers les gérances

  • Un diagnostic avant toute intervention — jamais de carreau recollé sans sondage ni recherche de cause
  • Deux options quand elles existent, réparation et remplacement, présentées séparément au propriétaire
  • Un rapport photo lisible par la gérance, le propriétaire et le locataire
  • Une priorité aux salles de bain, traitées comme des infiltrations potentielles
  • Un technicien avec Maîtrise Fédérale comme interlocuteur unique, et une couverture RC entreprise sur chaque intervention

À retenir

  • Un son creux signifie que le carreau n'adhère plus : la question est la cause, pas le bruit
  • Quatre causes : support, colle, humidité, mouvements du bâtiment — seule l'humidité est urgente
  • Réparation ponctuelle si carreaux disponibles, support sain, surface limitée et cause traitée
  • Remplacement de la pièce en cas de décollement généralisé, chape humide, support défaillant ou référence introuvable
  • Salle de bain : un carreau cassé au sol est une infiltration possible, intervention sous 48 h

Un projet de carrelage à Lausanne ou dans le canton de Vaud ?

Carrelage du Lac Sàrl intervient dans tout le bassin lémanique avec rigueur. Parlons de votre chantier — le devis est gratuit et détaillé.

État des lieux de sortie : carreau fissuré, joints noircis — usure normale ou dégât du locataire ?

État des lieux de sortie : carreau fissuré, joints noircis — usure normale ou dégât du locataire ?

Carreau de sol fissuré photographié au smartphone lors d'un état des lieux de sortie dans une salle de bain, Lausanne
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Gérances · État des lieux

État des lieux de sortie : carreau fissuré, joints noircis — usure normale ou dégât du locataire ?

Octobre 2026
8 min de lecture
Lausanne · Canton de Vaud

À l'état des lieux de sortie, le carrelage est le poste qui se discute le plus. Un carreau fissuré dans la cuisine, des joints noircis dans la douche, un silicone qui se décolle : le locataire parle d'usure, le propriétaire parle de dégât, et le gérant doit trancher avec les deux parties en face de lui. Cet article donne le regard technique du carreleur — celui qui permet d'attribuer une cause à chaque symptôme et d'écrire un constat que personne ne remet en question. Il s'adresse aux gérances et régies du canton de Vaud, qui peuvent le transmettre tel quel à un locataire ou à un propriétaire qui conteste.

Usure normale ou dégât : la définition qui tranche

Le principe du droit du bail est simple : le locataire restitue le logement dans l'état qui résulte d'un usage conforme au contrat. L'usure normale — celle qu'un usage soigneux produit avec le temps — est à la charge du propriétaire. Le dégât — ce qu'un usage anormal, un choc, une négligence ou un défaut d'entretien a provoqué — est à la charge du locataire, dans la limite de la valeur résiduelle de l'élément. Entre les deux, il y a les cas où la cause n'est pas visible à l'œil nu : c'est là que le carreleur intervient.

Symptôme constaté Lecture la plus probable Ce qui fait pencher la balance
Carreau éclaté avec point d'impact net Dégât (objet lourd tombé) Fissure en étoile depuis un point, carreaux voisins intacts
Fissure rectiligne traversant plusieurs carreaux À expertiser Fissure de chape ou de dalle qui remonte : cause structurelle, pas le locataire
Carreaux qui sonnent creux près de la douche À expertiser Humidité sous le carrelage ou défaut de pose ; rarement imputable au locataire
Joints ciment ternis, légèrement encrassés Usure normale Uniforme sur toute la pièce, part au nettoyage professionnel
Joints ciment noircis en profondeur, moisissure incrustée Dégât (défaut d'entretien) ou défaut d'étanchéité Localisé aux zones humides et pas ventilé : locataire ; généralisé et derrière la faïence : bâtiment
Silicone moisi ou décollé Petit entretien à la charge du locataire si ancien, sinon usure Âge du silicone, ventilation de la pièce, silicone refait « par-dessus »
Trous percés dans la faïence Dégât Sauf accord écrit du bailleur pour la pose d'accessoires
Rayures, émail terni dans les passages Usure normale Zones de circulation, sans impact ni produit abrasif

Les durées de vie admises et ce que cela change pour la facturation

Même lorsqu'un dégât est avéré, le locataire ne doit pas une remise à neuf : il doit la valeur résiduelle de l'élément abîmé. Les tables paritaires de durée de vie, éditées conjointement par les associations de locataires et de propriétaires et utilisées devant les autorités de conciliation vaudoises, servent de référence. Le raisonnement est linéaire : un élément dont la durée de vie admise est de trente ans et qui en a vingt a perdu deux tiers de sa valeur ; le locataire responsable n'en doit que le tiers restant.

Trois repères utiles pour un gérant, à vérifier dans l'édition en vigueur de la table :

  • Carrelage de sol et faïence murale — amortis sur une longue durée, de l'ordre de trois décennies dans les tables usuelles. Dans un immeuble des années 1990, la part résiduelle facturable est faible, voire nulle.
  • Joints ciment — suivent en principe la durée de vie du carrelage ; un rejointoyage ponctuel relève de l'entretien courant
  • Joints silicone — durée de vie courte, de quelques années ; leur réfection fait partie du petit entretien et se renouvelle normalement entre deux baux

Conséquence pratique : sur un carrelage ancien, le débat sur la responsabilité d'un carreau cassé a souvent moins d'enjeu que la décision de le réparer ponctuellement ou de profiter du changement de locataire pour remplacer la pièce.

Carreau fissuré, cassé ou décollé : trois causes, trois responsabilités

Un carreau abîmé n'a que trois origines possibles, et elles se reconnaissent sur place :

  1. Le choc — un objet lourd est tombé. Le carreau présente un point d'impact, une fissure en étoile ou un éclat net, et ses voisins sont intacts. C'est un dégât du locataire, dans la limite de la valeur résiduelle.
  2. Le support — une fissure de chape ou un mouvement de dalle traverse plusieurs carreaux en ligne droite, parfois d'une pièce à l'autre. C'est le bâtiment, pas l'occupant. Un carreau isolé qui se fissure sans impact peut aussi venir d'un vide sous carreau à la pose.
  3. L'humidité ou la pose — les carreaux sonnent creux, se soulèvent ou se décollent autour d'un point d'eau. La cause est une infiltration, une étanchéité absente ou un collage insuffisant. Le locataire n'y est pour rien, sauf s'il a laissé une fuite évoluer sans la signaler. Notre article sur les carreaux qui sonnent creux détaille le diagnostic.

Joints noircis, silicone moisi : entretien du locataire ou défaut d'étanchéité ?

C'est le point le plus fréquent et le plus mal jugé. Des joints noircis dans une douche peuvent résulter d'un manque de ventilation et de nettoyage — à la charge du locataire — ou d'une humidité qui vient de derrière la faïence, par une étanchéité défaillante — à la charge du propriétaire. Les indices qui permettent de trancher :

  • La localisation — une moisissure limitée aux angles bas de la douche et au silicone est un sujet d'entretien ; une moisissure qui traverse les joints ciment en hauteur ou apparaît sur le mur voisin vient de l'intérieur de la paroi
  • Le sondage — des carreaux qui sonnent creux autour de la zone noircie indiquent une infiltration, pas un défaut de nettoyage
  • La ventilation — absence de fenêtre, extraction mécanique hors service ou obturée par le locataire : à documenter car cela change la responsabilité
  • L'historique — un dégât d'eau antérieur dans le dossier de l'immeuble oriente immédiatement vers un défaut du bâtiment, voir notre protocole dégâts d'eau

Dans le doute, nous recommandons de ne pas rejointoyer avant d'avoir sondé : refaire des joints sur une infiltration active revient à la masquer jusqu'au prochain locataire. Nos conseils d'entretien du carrelage et des joints peuvent être remis à l'entrée pour prévenir ce type de litige.

Le constat du carreleur : ce qu'un rapport utilisable doit contenir

Lorsqu'un point est contesté, la gérance a besoin d'un document technique, neutre, qu'elle peut joindre au décompte de sortie ou produire en conciliation. Nos constats contiennent systématiquement :

  • Des photos datées et numérotées, avec vue d'ensemble de la pièce et détail de chaque désordre
  • La description factuelle du symptôme : dimensions, nombre de carreaux touchés, localisation exacte
  • La cause probable et les éléments qui la fondent (impact, sondage, humidité mesurée, ligne de fissure)
  • L'étendue : désordre isolé ou qui s'étend, risque d'infiltration ou non
  • La recommandation : réparation ponctuelle, remplacement de zone ou investigation complémentaire, avec les conditions (référence disponible, carreaux de réserve)
  • Ce qui n'est pas de notre ressort : nous décrivons et qualifions techniquement ; l'imputation finale et le calcul de la valeur résiduelle restent du ressort de la gérance
Conseil aux gérances

Faites photographier le carrelage à l'entrée du locataire, pièce par pièce, joints et silicones compris, et joignez ces photos au procès-verbal d'entrée. Trois ans plus tard, c'est le seul document qui dit si le carreau fissuré était déjà là. Nos dossiers de remise en état sont conçus pour servir de photos d'entrée.

Notre engagement envers les gérances

Carrelage du Lac accompagne les gérances vaudoises sur les états des lieux contestés, à Lausanne, dans l'Ouest lausannois, sur la Riviera et la Côte. Notre engagement :

  • Constat technique sous 48 heures après la demande, sur place, appartement occupé ou vide
  • Un rapport neutre et photographié, rédigé pour être transmis au locataire ou au propriétaire
  • Un sondage systématique des zones humides avant toute recommandation de rejointoyage
  • Une proposition par niveau : réparation ponctuelle ou remplacement, avec les délais associés
  • Un interlocuteur unique, technicien avec Maîtrise Fédérale, joignable sous 24 heures ouvrées

À retenir

  • Usure normale = usage soigneux dans le temps, à la charge du propriétaire ; dégât = choc, négligence, défaut d'entretien, à la charge du locataire
  • Valeur résiduelle : sur un carrelage ancien, la part facturable au locataire est faible — les tables paritaires font référence
  • Trois causes pour un carreau abîmé : choc, support, humidité — seule la première est imputable au locataire
  • Joints noircis : localisation, sondage et ventilation permettent de distinguer entretien et défaut d'étanchéité
  • Un constat utilisable contient photos datées, description factuelle, cause probable, étendue et recommandation

Un projet de carrelage à Lausanne ou dans le canton de Vaud ?

Carrelage du Lac Sàrl intervient dans tout le bassin lémanique avec rigueur. Parlons de votre chantier — le devis est gratuit et détaillé.

Changement de locataire : remettre le carrelage en état entre deux baux

Changement de locataire : remettre le carrelage en état entre deux baux

Carreleur de Carrelage du Lac arrivant dans un appartement vide à remettre en état entre deux locataires, Lausanne
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Gérances · Changement de locataire

Changement de locataire :
remettre le carrelage en état entre deux baux.

Octobre 2026
8 min de lecture
Lausanne · Canton de Vaud

Entre l'état des lieux de sortie et la remise des clés au nouveau locataire, un gérant dispose en général de deux à quatre semaines. Dans ce délai, le peintre, le sanitaire, le carreleur et l'entreprise de nettoyage doivent passer dans le même appartement, dans le bon ordre, sans se gêner. Le carrelage est souvent le poste qui décide si la date d'entrée tient : un carreau cassé dans la cuisine ou un joint silicone noirci dans la salle de bain se voit immédiatement, et se traite en quelques jours si l'intervention est bien placée dans le planning. Voici comment nous travaillons avec les gérances vaudoises sur ce type de mandat.

Ce que nous contrôlons lors de la visite de remise en état

La visite se fait idéalement le jour de l'état des lieux de sortie, ou dans les 48 heures qui suivent. L'appartement est vide, les surfaces sont visibles, et tout ce qui est relevé à ce moment-là peut encore être réparti entre le locataire sortant, le propriétaire et le planning de remise en état. Notre contrôle suit toujours la même liste :

  • Carreaux cassés, fissurés ou éclatés — au sol comme en faïence, avec repérage de la référence (format, teinte, série) pour savoir si un remplacement à l'identique est possible
  • Carreaux qui sonnent creux — sondage au maillet sur les zones de passage et autour des points d'eau, pour distinguer un défaut ponctuel d'un décollement qui s'étend
  • Joints ciment — joints sautés, poudreux, tachés ou noircis en profondeur, qui ne partent plus au nettoyage
  • Joints silicone — baignoire, receveur, plan de travail, pourtour du lavabo : moisissure, décollement, silicone refait « par-dessus » par un locataire
  • Crédence et plan de cuisson — faïence percée pour des accessoires, trous à reboucher, carreaux descellés derrière l'évier
  • Seuils, plinthes et profils — plinthes carrelées décollées, seuils de porte fendus, profilés de finition manquants
  • Traces d'humidité — auréoles au bas des murs, joints gonflés : un signal à traiter avant de refermer quoi que ce soit, voir notre protocole d'intervention en cas de dégât d'eau

Le compte rendu est envoyé à la gérance avec des photos numérotées pièce par pièce. C'est ce document qui permet ensuite de trancher ce qui relève de l'usure normale et ce qui est à la charge du locataire sortant — un sujet que nous détaillons dans notre article sur l'état des lieux de sortie.

Les trois niveaux d'intervention

Toutes les remises en état ne se ressemblent pas. Pour que la gérance puisse décider vite, nous classons systématiquement le constat dans l'un de ces trois niveaux :

Niveau Ce que cela couvre Quand c'est le bon choix
Rafraîchissement Reprise des joints silicone, nettoyage et rejointoyage ponctuel des joints ciment, rebouchage des trous en faïence Carrelage sain, appartement à relouer rapidement, locataire sortant sans dégât notable
Réparation ponctuelle Remplacement de quelques carreaux cassés ou décollés, reprise d'une plinthe, d'un seuil, d'une zone de crédence Référence encore disponible ou carreaux de réserve en cave, support sain, surface touchée limitée
Remplacement complet d'une pièce Dépose ou pose sur l'existant, nouveau carrelage de sol ou de murs, étanchéité, finitions Carrelage daté ou plus produit, décollement étendu, support défaillant, volonté de revaloriser le logement

Le troisième niveau n'impose pas toujours une démolition : lorsque le support est sain et les hauteurs compatibles, la pose sur un ancien carrelage évite la poussière, les gravats et plusieurs jours de chantier. C'est souvent la solution la plus adaptée entre deux baux.

Dans quel ordre passent les corps de métier

Le carreleur intervient à deux moments distincts d'une remise en état, et c'est là que les plannings dérapent le plus souvent. Un gérant qui fait passer le peintre avant la dépose d'une crédence refait payer la peinture ; un nettoyage programmé avant la reprise des joints est à refaire.

Étape Corps de métier Pourquoi à ce moment-là
1. Dépose et gros travaux Carreleur (démolition, chape, étanchéité, pose) Génère poussière et gravats, doit précéder toutes les finitions
2. Raccordements Sanitaire, électricien, cuisiniste Les appareils se posent sur un carrelage terminé et sec
3. Murs et plafonds Peintre Peint après la faïence, pour un raccord propre et sans projection sur les joints neufs
4. Finitions carrelage Carreleur (joints silicone, plinthes, profils) Le silicone se pose en dernier, sur des surfaces peintes et des appareils en place
5. Nettoyage de fin de chantier Entreprise de nettoyage Après polymérisation du silicone, jamais avant
Conseil aux gérances

Réservez au carreleur deux créneaux dans le planning de remise en état : un au début pour les travaux lourds, un à la fin pour les joints silicone et les finitions. Un seul passage oblige à choisir entre un silicone posé avant le peintre et un peintre qui attend.

Les pièges qui font déraper la date d'entrée

Sur les remises en état que nous réalisons à Lausanne, Renens, Pully ou Morges, les retards viennent rarement de la pose elle-même. Ils viennent de ce qui n'a pas été anticipé :

  1. Le délai de livraison du carrelage — une référence choisie en exposition n'est pas toujours en stock ; une commande passée après l'état des lieux peut arriver après la date d'entrée. Le choix doit être fait avant, idéalement standardisé par immeuble.
  2. Le séchage — un ragréage, une chape de reprise ou une étanchéité ont des temps de prise incompressibles. On ne pose pas sur un support humide, même avec un locataire qui attend.
  3. La découverte d'un support défaillant — sous un carrelage déposé, on trouve parfois une chape fissurée ou une ancienne étanchéité hors d'usage. Le diagnostic préalable réduit ce risque, voir notre article sur la préparation du support.
  4. Les carreaux de réserve introuvables — la cave a été vidée, la référence n'est plus fabriquée : la réparation ponctuelle devient un remplacement de zone, avec un choix de teinte à valider.
  5. Les accès — pas de clé de cave, pas de place pour la benne, ascenseur en panne : des détails qui coûtent une journée.

Les délais à planifier

Pour aider les gérances à caler leur planning, voici les ordres de grandeur que nous appliquons sur un appartement standard, une fois le carrelage disponible. Ils varient selon les surfaces et l'état du support, et sont confirmés à la visite.

24 h
Réponse à la demande de la gérance (jours ouvrés)
48 h
Visite sur place et compte rendu photo
1–2 j
Rafraîchissement joints silicone et reprises ponctuelles

Une réparation ponctuelle (quelques carreaux, une plinthe, une zone de crédence) se traite en général en deux à trois jours, séchage compris. Le remplacement complet d'une salle de bain, avec étanchéité et temps de prise, se planifie sur une à deux semaines selon la méthode retenue — notre guide Rénover une salle de bain à Lausanne détaille chaque étape.

Le dossier photo qui protège la gérance

Chaque remise en état donne lieu à un dossier avant / pendant / après, transmis à la gérance avec la facture. Il sert à trois choses : justifier auprès du propriétaire ce qui a été fait, documenter l'état du carrelage à l'entrée du nouveau locataire, et constituer une référence pour le prochain changement de bail. Un gérant qui dispose de ce dossier n'a plus à discuter d'un carreau fissuré trois ans plus tard : il sait s'il était là à l'entrée. Nos conseils d'entretien du carrelage et des joints peuvent d'ailleurs être joints au dossier d'entrée du locataire.

Notre engagement envers les gérances

Carrelage du Lac dispose d'un département dédié aux gérances immobilières et aux régies, conduit par un technicien avec Maîtrise Fédérale. Sur les remises en état entre deux baux, nous nous engageons sur :

  • Réponse sous 24 heures ouvrées à toute demande de visite ou de devis
  • Visite sous 48 heures avec compte rendu photo pièce par pièce
  • Un devis forfaitaire clair, par niveau d'intervention, sans surprise en cours de chantier
  • Des dates tenues, coordonnées avec le peintre, le sanitaire et le nettoyage
  • Un dossier photo avant / après joint à chaque facture
  • Une couverture RC entreprise et le respect des normes SIA 118 et SIA 248

À retenir

  • Visite dans les 48 h après l'état des lieux de sortie, appartement vide, compte rendu photo
  • Trois niveaux d'intervention : rafraîchissement, réparation ponctuelle, remplacement d'une pièce
  • Deux créneaux pour le carreleur : gros travaux au début, silicone et finitions à la fin
  • Le carrelage se choisit avant l'état des lieux, pas après — la livraison est le premier risque de retard
  • Dossier photo avant / après transmis avec la facture, utile au prochain changement de bail

Un projet de carrelage à Lausanne ou dans le canton de Vaud ?

Carrelage du Lac Sàrl intervient dans tout le bassin lémanique avec rigueur. Parlons de votre chantier — le devis est gratuit et détaillé.